Le Bénin rejoint l’Initiative pour la Protection de l’Éléphant

Les éléphants dans le parc de la Pendjari, situé au nord du Bénin

La République du Bénin a rejoint l’Initiative pour la Protection de l’Éléphant (EPI), une coalition de pays africains consacrée à la conservation durable des éléphants et pour mettre fin au commerce de l’ivoire en tant que principal moteur du braconnage des pachydermes.

L’EPI a été en effet lancée en 2014 par cinq (05) Chefs d’États et de Gouvernements d’Afrique en l’occurrence le Botswana, le Tchad, l’Éthiopie, le Gabon et la Tanzanie.

Elle a rapidement fait tâche d’huile en Afrique subsaharienne comme c’est le cas avec la ratification par le Bénin qui en devient, le 21e Pays Membre.

Le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable du Bénin, Jose Tonato, a déclaré à l’occasion et pour la cause en des termes suivants : “Nous sommes ravis de rejoindre l’EPI et sommes déterminés à travailler en étroite collaboration avec cette initiative africaine qui porte et qui partage les convictions profondes du Bénin pour la conservation de l’éléphant d’Afrique”.

L’Ancien Chef d’État du Botswana, Son Excellence Ian Khama, servant comme Président du Conseil d’Administration de l’EPI a pour sa part affirmée que : « le Bénin compte l’une des plus importantes populations d’éléphants d’Afrique de l’Ouest. Son adhésion à l’EPI est une preuve à point nommé, de sa détermination à protéger ces éléphants, à arrêter le commerce de l’ivoire et à faire en sorte que ses ressortissants tirent un maximum de bénéfices des efforts de conservation de l’éléphant ».

John Scanlon, conseiller spécial du Conseil d’administration et du Conseil de direction, et PDG par intérim de la Fondation EPI, a déclaré : « nous souhaitons chaleureusement la bienvenue au Bénin dans cette initiative véritablement panafricaine qui s’étend dans toute l’Afrique anglophone, francophone et lusophone. La Fondation se réjouit de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Bénin pour soutenir ses efforts en vue d’atteindre les objectifs de cette initiative innovante qui compte désormais 21 États membres qui représentent collectivement la majorité des éléphants d’Afrique. »

Le nombre des éléphants en Afrique a drastiquement diminué au cours des dernières décennies. Il y a seulement environ 400 000 éléphants aujourd’hui en Afrique Subsaharienne, contre quelques 1,3 million en 1979.

Les pays de l’EPI se sont engagés à fermer les marchés nationaux d’ivoire, à mettre leurs stocks d’ivoire ‘’au-delà’’ des usages économiques, à maintenir le moratoire international sur le commerce de l’ivoire et élaborer des plans d’action nationaux pour l’éléphant, conçus pour être compatibles avec le plan d’action pour l’éléphant d’Afrique qui a été signé par tous les États de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique en 2010 et adopté comme le document stratégique de sauvegarde de l’éléphant d’Afrique par la CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de Flore sauvages menacées).

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