Masques COVID19 usagers: Un héritage de 400 ans

Le cycle de vie des masques

C’est ce qui restera, lorsqu’on aura fini un jour avec la pandémie. Les masques, puisqu’il faut les nommer, étaient, l’outil indispensable  face à la menace que représente le COVID19, mais, son usage peut engendrer tout un autre problème : la pollution. Ajoutée au péril plastique, ça risque d’être très compliqué pour certains pays, à l’avenir. Plongée dans l’univers des masques…Didier Hubert MADAFIME, Correspondant à Cotonou de Climatereporters

Face à la COVID 19, les masques, pour les pays africains, c’était à prendre.

Les informations, venant de partout, et surtout de différentes institutions internationales, faisaient craindre le pire pour le continent Africain, la victime toute désignée du virus, après  l’Asie, l’Europe et les Amériques.

Dans un tel contexte, le masque, sous tous les cieux,  était devenu le dernier radeau. Certains pays, carrément, se sont faits des coudes et de l’espace pour y avoir accès. La guerre des masques a failli  avoir lieu. On dirait un scénario tiré de mission impossible. Par presse interposée, ici et ailleurs, le béninois lambda a suivi le ballet des avions emportant dans leurs entrailles, gel hydroalcooliques et masques.

Le port de masque obligatoire a ainsi été décrété un matin, conduisant, à une ruée dans les pharmacies pour respecter la consigne. Tous les visages, le lendemain, se sont transformés et pour la première fois  le béninois découvre l’utilisation  du masque à grand public.

Un nouveau gisement de déchets

On lui donne tous les noms : masques à grand public, masques alternatifs, chirurgicaux ou FFP2, mais  au-delà, du fait qu’ils ont, pour dénominateur commun de protéger contre la projection des gouttelettes sur les autres, se situant, à proximité de soi, ils sont tout, sauf biodégradable. Certains, à ce qu’il parait, sont réalisés à partir du polypropylène ou du polyester, d’où cette échelle de temps extrêmement longue pour leur  décomposition.

Les masques jetables polluent

Quatre cents ans, c’est pratiquement la même longévité pour certains plastiques.  Et puis, un matin, des photos des masques balancés ou abandonnés comme des mégots en pleine nature ou en pleine rue, ont fait le tour des réseaux sociaux.

Au-delà, du fait, que sa confection respecte un certains nombres de critères à savoir : la respirabilité, la pénétrabilité, le risque de toxicité existe aussi et avec la saison des pluies qui s’annoncent, ils peuvent venir contaminer la chaine alimentaire ou boucher les caniveaux.

Ici comme ailleurs, les pays, ont tous loupé cette étape et ça pose des questions de taille face aux enjeux environnements. Certains,  peuvent se trouver des excuses : le danger, la menace, pour n’avoir pas eu suffisamment le temps, d’enseigner les bonnes pratiques à respecter après usages des masques.

Toutefois, aucune excuse pour les autres, qui, ordinairement ne se donnent pas les moyens pour éliminer le péril plastique. Les masques en tissu qui ont fait leur apparition, peu de temps après, a tout le mérité de venir  atténuer les effets de la pollution. Ils sont réutilisables après nettoyage et peut se décomposer très facilement sauf qu’il peut repousser certains en l’absence d’homologation.

L’un dans l’autre, les deux catégories de masques vont laisser des déchets, les services chargés de ce secteur doivent se rattraper pour une sensibilisation autour des comportements à avoir avec les  masques usagers, au cas contraire, il restera un recours : le bâton si on veut bien l’utiliser.

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