COP21 à Paris: la zone franc insiste sur la nécessité d’un accord ambitieux pour l’Afrique

(de gauche à droite) Janvier Litse, vice-président de la BAD p.i. ; Michel Sapin, ministre français de l’Économie et des Finances ; Youssouf Ouedraougo, conseiller spécial du président de la BAD ; Hela Cheikhrouhou, directrice exécutive du Fonds vert pour le climat ; Seyni Nafo, porte-parole du groupe africain, CNUCC.
(de gauche à droite) Janvier Litse, vice-président de la BAD p.i. ; Michel Sapin, ministre français de l’Économie et des Finances ; Youssouf Ouedraougo, conseiller spécial du président de la BAD ; Hela Cheikhrouhou, directrice exécutive du Fonds vert pour le climat ; Seyni Nafo, porte-parole du groupe africain, CNUCC.

Les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales respectifs des pays de la zone franc (UEMOA et CEMAC) se sont réunis à Bamako, les 9 et 10 avril 2015, pour discuter de la croissance durable, sous l’angle des enjeux environnementaux et de la viabilité du financement du développement.

Une première table ronde a ainsi été consacrée au dérèglement climatique et aux enjeux pour les États de la zone franc, dans la perspective de la COP21 – dite également “Conférence climat Paris 2015“. Michel Sapin, ministre français de l’Économie et des Finances, Hela Cheikhrouhou, directrice exécutive du Fonds vert pour le climat, Seyni Nafo, le représentant du groupe africain à la conférence des Nations Unies pour le changement climatique, Janvier Litse, vice-président par intérim de la BAD en charge des programmes-pays et régionaux, ainsi que Youssouf Ouédraogo, conseiller spécial du président de la BAD, sont tous convenus de la nécessité, pour les pays africains, d’accorder plus d’importance à la finance climatique.

D’après Hela Cheikhrouhou, l’Afrique n’aurait ainsi bénéficié que de 5 % de la finance climatique en 2014. Les moyens de faciliter l’accès à ce financement ont fait l’objet de discussions ainsi que et les nouveaux instruments à l’instar du nouveau Fonds vert pour le climat.

Janvier Litse a mis en exergue les activités de la Banque africaine de développement dans la lutte contre le changement climatique : « Depuis 2011, la BAD met en œuvre un Plan d’action sur le changement climatique qui arrive à terme en décembre 2015 ».  Et d’ajouter : « La Banque a déjà pu mobiliser entre 2011 et 2013 6,5 milliards de dollars EU environ pour 80 projets résilients au climat et 87 projets sobres en carbone ».

Ont également été exposés à cette réunion, le rôle de la BAD dans la création du Fonds vert pour le climat, l’accompagnement des pays pour les aider à accéder à la finance climatique et le soutien au Groupe des négociateurs africains pour asseoir une position africaine commune dans la perspective de la Conférence de Paris 2015.

Le dérèglement climatique a un coût, très élevé, pour le continent africain. Seyni Nafo n’a pas manqué de citer des chiffres alarmants : « sans politique d’adaptation, l’Afrique pourrait perdre jusqu’à 7 % de son PIB », a-t’il indiqué, entre autres exemples.

D’autres thématiques d’intérêt majeur pour la BAD ont été débattues au cours de la réunion de la zone franc : intégration financière et marchés de capitaux, renforcement de l’intégration régionale des politiques commerciales, lutte anti-blanchiment et contre le financement du terrorisme en zone franc, endettement des Etats, en rapport avec les critères de convergence de la zone franc et la réforme des dispositifs de surveillance multilatérale en zones UEMOA et CEMAC.

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